Observez une évolution, pas une date parfaite
Les pertes, les contractions de l’utérus et les douleurs de cicatrisation doivent évoluer. Demandez un avis si une douleur augmente, si une cicatrice devient plus rouge ou si un nouveau symptôme apparaît.
Vous pouvez noter une fois par jour :
- la douleur qui vous gêne le plus ;
- l’évolution des saignements ;
- la température si vous vous sentez fébrile ;
- votre capacité à manger, boire, dormir un peu et demander de l’aide.
Distinguez baby blues et souffrance durable
Le baby blues apparaît souvent dans les premiers jours. Il mélange pleurs, irritabilité et émotions changeantes. Il passe habituellement en quelques jours.
Consultez si ces signes sont très intenses, s’aggravent ou durent plus de deux semaines. Une dépression post-partum peut aussi commencer plus tard et après un accouchement sans complication.
Vous pouvez utiliser le questionnaire proposé sur le site officiel Les 1000 premiers jours. Son résultat sert à ouvrir une discussion. Il ne remplace pas une consultation.
L’association Maman Blues propose aussi une écoute et des relais entre personnes concernées. Son soutien complète, mais ne remplace pas, les soins professionnels.
Dites une phrase simple
Si parler est difficile, vous pouvez dire ou écrire :
- « Je ne me reconnais plus depuis l’accouchement. »
- « Je n’arrive plus à ressentir de plaisir ou à me reposer. »
- « J’ai des pensées qui me font peur. »
- « J’ai besoin que quelqu’un m’aide aujourd’hui. »
Et maintenant ?
Même si tout va bien, deux rendez-vous différents sont prévus autour du deuxième mois. L’étape suivante vous aide à les préparer sans oublier votre santé physique, psychique et sexuelle.