Santé de femmesS’orienter, pas à pas

SOPK · Étape 1 sur 4

Repérer ce qui mérite un bilan

L’objectif de cette étape

À la fin de cette étape, vous saurez quels signes noter et dans quelle situation demander un bilan médical.

Repérez les axes utiles pour la consultation

Cochez ce qui correspond à votre situation. Cet outil ne calcule pas un score et ne pose pas de diagnostic.

Le rythme de vos cycles

Regardez plusieurs mois si vous le pouvez. Un cycle isolé ne suffit pas.

Les signes liés aux androgènes

Les androgènes sont des hormones présentes chez tout le monde. Leur excès peut provoquer ces signes.

Votre situation actuelle

Ces éléments changent la façon de préparer le bilan, mais ne comptent pas comme critères diagnostiques.

N’arrêtez pas une contraception hormonale pour préparer un bilan sans en parler au prescripteur.

Les deux axes les plus utiles à observer

Le SOPK, désormais appelé syndrome ovarien, métabolique et polyendocrinien (SOMP), est un trouble hormonal. Il peut perturber l’ovulation et augmenter l’action des androgènes, des hormones présentes chez tout le monde.

Avant de consulter, regardez surtout :

  • le rythme de vos règles sur plusieurs mois ;
  • l’apparition ou l’évolution d’une pilosité marquée, d’une acné persistante ou d’une chute de cheveux sur le dessus du crâne.

Une difficulté à être enceinte peut révéler un trouble de l’ovulation. Elle ne suffit pas à identifier sa cause.

Ce qui ne permet pas de conclure

  • Une prise de poids n’est ni obligatoire ni suffisante pour parler de SOPK.
  • Le nombre de symptômes ne donne pas un diagnostic.
  • Une application de suivi des règles peut aider à retrouver des dates. Elle ne mesure pas l’ovulation et ne remplace pas un bilan.
  • Une échographie isolée ne suffit pas.

Préparez une chronologie courte

Apportez, si vous les avez :

  • les dates de vos six derniers débuts de règles ;
  • les traitements ou contraceptions pris récemment ;
  • la date d’apparition des signes qui vous gênent ;
  • les résultats d’anciennes prises de sang ou échographies.

N’arrêtez pas votre contraception pour obtenir des analyses sans consigne médicale.

Vous n’êtes pas seule pour comprendre

Le SOMP reste mal connu, et il n’est pas rare de mettre un nom sur ses signes après plusieurs années. Ce n’est pas votre faute. L’association de patientes Asso’SOPK explique le syndrome avec des mots simples, propose des ateliers et met en lien des personnes concernées. Elle complète, sans le remplacer, l’avis d’un professionnel de santé.

Et maintenant ?

Si un ou deux axes vous concernent, l’étape suivante explique comment obtenir un bilan qui recherche aussi les autres causes possibles.

Questions fréquentes

Un seul symptôme suffit-il pour avoir un SOPK ?

Non. Un symptôme isolé peut avoir plusieurs causes. Chez l’adulte, le diagnostic repose sur au moins deux axes parmi un trouble de l’ovulation, un excès d’androgènes et un aspect ovarien particulier, après avoir écarté d’autres causes.

Une prise de poids est-elle obligatoire ?

Non. Le SOPK peut concerner des femmes de toutes corpulences. Le poids ne fait pas partie des critères qui posent le diagnostic.

Une échographie montrant des ovaires polykystiques suffit-elle ?

Non. Cet aspect peut exister sans SOPK. À l’inverse, une échographie n’est pas toujours nécessaire lorsque les autres critères sont présents.

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