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Santé de femmesS’orienter, pas à pas

Sept ans. C’est le temps qu’attendent encore les femmes pour un diagnostic d’endométriose.

Sept ans. C’est, selon l’Inserm, le délai moyen entre les premiers symptômes d’une endométriose et son diagnostic en France. Sept ans de douleurs, de consultations sans réponse, de « c’est normal d’avoir mal pendant ses règles ».

Ce chiffre n’est pas une fatalité biologique. L’endométriose touche environ une femme sur dix en âge de procréer — ce n’est pas une maladie rare que les médecins n’auraient jamais croisée. Alors pourquoi tant d’années ?

Une douleur historiquement minimisée

La première explication est culturelle. La douleur menstruelle a longtemps été considérée comme normale, y compris dans le monde médical. Des générations de femmes ont appris à serrer les dents. Les recommandations publiées par la Haute Autorité de santé et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français ont précisément voulu rompre avec cette habitude : des règles invalidantes, qui résistent aux antalgiques, doivent faire évoquer une endométriose et déclencher une démarche diagnostique.

Autrement dit : ce que des milliers de femmes répétaient depuis des années est désormais écrit noir sur blanc dans les référentiels officiels.

Des médecins de moins en moins nombreux pour écouter

La seconde explication tient en un chiffre, cité au Sénat : la France comptait 1 945 gynécologues médicaux en 2007, contre 816 en 2023 — pour près de 30 millions de femmes en âge de consulter. La spécialité paie encore la suppression de sa filière de formation entre 1987 et 2003.

Résultat : selon une enquête Ifop pour Qare relayée dans le débat public, plus d’une femme sur deux déclare avoir déjà renoncé à des soins gynécologiques. Quand obtenir un rendez-vous prend des mois, chaque consultation ratée — parce qu’on n’a pas osé tout dire, ou qu’on n’a pas été entendue — coûte cher.

Ce qui peut raccourcir l’attente, dès maintenant

En attendant que la démographie médicale se redresse, quelques leviers sont à la portée des patientes :

  • Consulter sans attendre le « bon » spécialiste. Médecin traitant et sage-femme peuvent entamer la démarche diagnostique et orienter.
  • Arriver préparée. Décrire précisément ses symptômes, leur intensité et leur impact change le contenu d’une consultation de quinze minutes.
  • Connaître ses droits. Demander un second avis n’est ni un caprice ni une défiance : c’est un droit.

C’est exactement ce à quoi sert notre guide pas à pas — parce que sept ans, ce n’est pas une moyenne acceptable, c’est un compte à rebours qu’on peut raccourcir.

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Ce sujet vous touche directement ? Notre guide pratique vous accompagne pas à pas :Endométriose : obtenir un diagnostic et être bien suivie, sans errance

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